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Intervisions cliniques
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Présentation :
L’aide au fumeur intéresse un nombre élevé d’acteurs en Wallonie, dont le rôle est, au fond, d’une égale importance : au-delà des CAF[1] ou des consultations de tabacologie, nous pensons bien sûr au médecin généraliste, au pharmacien… Mais sont également concernés le kiné, l’infirmier, les ‘préventeurs’ ou le psychothérapeute auquel s’adressent également les tourments du fumeur. La pratique vous amène, au fil des jours, à côtoyer des personnes en difficulté face au tabac : très souvent démunies, ambivalentes, inquiètes ou questionnées par la dépendance, elles cherchent avec un degré de conscience inégal à se défaire de leurs habitudes, à renforcer la motivation qui les traverse, à consolider la démarche engagée depuis des jours ou des semaines… Avec ou sans vous ?
C’est avec plaisir que nous vous informons de la tenue de rencontres espacées d’un mois, centrées sur l’aide aux fumeurs et qui s’adressent à vous : ce dispositif, soutenu par la Région Wallonne et coordonné par le Service d’Etude et de Prévention du Tabagisme (le SEPT, à Mons),alimentera désormais, nous l’espérons, la réflexion des praticiens, des professionnels qui, régulièrement, peuvent y partager leur questionnement, développer des références et confronter leurs investissements thérapeutiques ou se pencher sur un cas…
Ces rencontres (aux contenus balisés par un thème, un aspect de l’aide au fumeur[2]) sont inscrites au sein d’un processus élargi de formation continue[3] et seront, pour nous tous, un lieu de ressourcement, de partage et d’enrichissement des compétences, des connaissances et des vécus, l’expertise étant supplétive à l’expérience. Chacun peut ainsi tirer profit des manières d’être et de faire des autres, à l’abri de jugements péremptoires mais jamais sans référence à des guide-lines, à des paradigmes utiles et parfois méconnus...
De manière à ne pas réclamer des professionnels un investissement systématique et jugé trop lourd ou contraignant, les animateurs (mes collaborateurs au SEPT) veilleront :
- à l’organisation des séances au niveau logistique (boissons/collations; documents…) mais aussi quant au séquençage : en série plutôt qu’en épisode, afin d’obtenir une autonomie des contenus traités par séance ;
- à l’exploitation du matériel clinique en vue d’un profit collectif et de la production d’écrits…
Au final et dans la mesure où la parole de l’usager peut fidèlement trouver sa mise en écho dans l’intervision de cliniciens, nous pensons pouvoir optimiser la qualification des structures de soin, concevoir ensemble ou suggérer des aménagements propices à l’amélioration de l’aide au fumeur, à la rencontre effective des besoins de l’intéressé, quelle que soit sa trajectoire ou sa condition, notamment dans la mise en projet du fumeur (intention d’arrêt – contemplation – préparation) précédant le sevrage.
[2] Pour doper l’attraction de ces rencontres, en lever de rideau, les intervisions cliniques, à chaque fois, sont préfacées par un moment de conférence ayant vocation d’explorer différents aspects de l’aide aux fumeurs (avec une ouverture aux dynamiques addictives ou même ordaliques) : cette fois, l’exposé de captation reposera sur le questionnement clinque du médecin – tabacologue attaché au service, le Docteur Philippe Brognon.
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